" L'horloge de la ville sonnait les douze coups de minuit, pas de risque nous ne sommes pas des princesses : Pour nous la nuit ne fait que commencer. Nous partions à pieds, chargées d'une bouteille à la main, à la recherche des étoiles avec John Lennon dans les oreilles.
C'est fou comme le ciel est beau en ces soirs d'été, aucun nuage à l'horizon juste la lune qui nous porter tranquillement dans nos pensées. Nous avions laissé la révolution de coté pour laisser ce vent doux caresser nos cheveux. Les lampadaires nous paraissaient loin et nous seules, dans un coin sombre, sur un banc en bois abimé par le temps nous nous faisions tourner la tête.
Après de bonnes heures passées dans des bars enfumés, nous aimions nous purifier l'esprit dans ces campagnes isolés. Calmement nous essayions de nous rappeler ces hommes d'un soir que nous avions côtoyé, c'était souvent après ce genre de discutions que tu éclatais de rire. Et quelques minutes plus tard tu m'éblouissais avec le flash de ton appareil photo que tu ne quittais jamais. Nos yeux étaient devenus rouges et ça nous faisait sourire.
Parfois nous nous endormions dans un tas de feuille ayant attendu le levé du soleil. Et c'était le lendemain de ces soirées, avec un gros mal de tête, que je me rendais compte à quel point j'aimais passer du temps à tes côtés. Je savais que jamais ce coin d'herbe n'oublierait ce que nous formions quand nous étions réunies."